10 mars 2009

POLITIQUE SOCIALE ET FAMILIALE

L'Union Nationale des Associations Familiales (UNAF) a pour mission de représenter toutes les familles adhérentes ou non aux associations. Les associations qui composent l'UNAF peuvent être groupées en fédérations au niveau départemental ou en confédérations au niveau national. L'UNAF se décline en UDAF au niveau départementaL

En Europe on parle de politique sociale, en France on distingue la politique familiale de la polique  sociale.La politique familiale est politique de prévention.

Les premieres mesures d'une politique publique en direction des familles datent de 1913 et 1914.Un texte crée une assistance pour les familles nombreuses nécessiteuses , un autre annonce le quotient familial en instaurant un dégrèvement d'impôts sur le revenu pour les chefs de familles nombreuses; c'est ce que nous appelons la solidarité horizontale. L'impôt sur le revenu , du plus riche vers le plus pauvre est la solidarité verticale.

En 1938 un décret-loi crée des allocations familiales indépendantes du salaire et des entreprises: allocations progressives avec la taille de la famille, versée quel que soit le revenu entre autre.

En 1939 est institué le Code de la famille et de la natalité française: première tentative d'une véritable politique familiale et pour soutenir la natalité.

En Mars 1945, création de l'UNAF et la Loi de finance de la même année institue le quotient familial dans le cadre de l'impôt. (Solidarité horizontale).
De 1958 à 1981: Lja croissance des dépenses d'assurance maladie et des prestations vieillesse absorbe une part importante du budget de la sécurité Sociale au détriment des allocations familiales les.( prestations ciblées sur des populations prioritaires, modulations en fonction des ressources)

De 1981 à 1997:augmentation de 25 % des allocations. familiales, et de 50% des allocations. logement . Cette période est marquée par trois grandes mesures: création de l'allocation parentale d'éducation (APE) , instauration du RMI, création en 1990 de la CSG  .

De 1997 à nos jours,des tentatives d'économies au sein de la Branche famille. Parmi les mesures mises en oeuvre, plusieurs concernent l'enfance et l'articulation vie professionnelle: vie familiale: crédit d'impôt pour frais de garde, création du congé paternité, jusqu'à la volonté de mettre en oeuvre un droit opposable au mode de garde ;

D'autres mesures: l'aide à la parentalité avec les REAPS ( réseaux d'écoute et d'accueil à la parentalité); certains droits familiaux risquent d'être remis en cause par L'Europe car favorisant la femme.

En 2009 création du Haut Conseil de la Famille qui remplace la Conférence de la Famille

Et quelques éléments sur l'obligation alimentaire:   de la veuve  (ou veuf) envers ses beaux-parents qui ne s'arrête qu'au décés de tous ses enfants.En cas de PACS, il n'y a qu'une obligation morale; aucune obligation en cas de concubinage.

Et concernant les personnes âgées: les EHPAD 'etablissement hébergement des personnes âgées dépendantes),les frais de soins sont pris en charge par l'assurance maladie, la dépendance prise en charge par l'APA( aide personnalisée à l'autonomie) et les frais d'hébergement et de restauration restent à la charges des PA ou de leur famille .Si la personne âgée ne peut pas payer, on fait jouer l'obligation aliment aire en fonction des moyens de chacun, sinon, l'Etat prend en charge par le biais de l'aide sociale, avec ensuite récupération sur la succession

 

04 février 2009

EUTHANASIE OU SUICIDE LEGALEMENT ASSISTE ?

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REUNION AVEC L'ADMD LE LUNDI 2 FEVRIER 2009 SUR LA LOI LEONETTI

Le vrai débat : Euthanasie ou suicide légalement assisté ?

Dr Bernard DEVALOIS ; médecin responsable de l'Unité de Soins Palliatifs CH Puteaux
Membre du Conseil éxecutif du Collecti Plus digne la vie http://www.plusdignelavie.com/

Auteur de “Loi Léonetti, Guide pratique à l’usage des citoyens et de ceux qui les soignent”.

Editions Solilang. Collection OMEGA. A paraitre Mai 2009.


Face à la caricature et aux pseudos certitudes de café du commerce, il convient de mettre en avant

le vrai débat sociétal qui est posé par les partisans d’une “légalisation de l’euthanasie” : celui d’un

droit au suicide conduisant la société à un devoir de “suicider ceux qui le souhaitent”.

En effet, derrière le terme générique d'euthanasie, trois problématiques bien différentes,

sont volontairement ou non, confondues pour plaider sa légalisation.

1° L'acharnement thérapeutique est une séquelle de la toute puissance médicale. Il a été rendu

illégal en France par la loi d'avril 2005. Malheureusement, des situations scandaleuses persistent.

La légalisation de l'euthanasie ne peut se justifier par l'application insuffisante de la loi actuelle.

Il convient plutôt de se donner les moyens de l'expliquer puis de l'appliquer pleinement.

2° Le raccourcissement de l'agonie d'un patient par une injection létale est une autre question.

Il s'agit pour ceux qui le pratiquent soit d'une ignorance coupable sur l'état actuel de la médecine,

soit d'une chimère. D'énormes progrès ont été fait pour maîtriser la douleur et les autres symptômes

de fin de vie. Il faut que tous puissent en bénéficier. Améliorons la formation des professionnels,

encourageons le bénévolat d'accompagnement. Mais disons clairement que croire que supprimer le mourant

supprimerait la souffrance ressentie par ceux qui perdent un être qu'ils aiment est une illusion dangereuse.

Personne ne saurait prétendre remédier à cette épreuve tragique. Au contraire, nous savons que les

pratiques d'injections létales compliquent le travail de deuil.

3° La question dite de l'euthanasie apparaît dans les faits comme celle du suicide légalement assisté.

Il s'agirait de donner le droit à chaque individu d'exiger de la société qu'elle mette en oeuvre son suicide.

Un point important est à souligner : tuer ne nécessite aucune compétence médicale et ne peut en aucun cas

s'inscrire dans un acte de soins. Si notre société décidait collectivement un tel virage, il faudrait trouver

d'autres « exécuteurs» que les professionnels de santé. Il faudrait aussi dessiner le contour du droit au

suicide : pour la jeune fille frappée d’un chagrin d’amour ? Pour le grand mélancolique despéré de la vie ?

Pour le mari éploré par la mort de son épouse ? pour le vieillard cacochyme dont la famille lui fait ressentir

quel poids il est pour eux ? A qui demanderait-on d’arbitrer parmi les candidats au suicide légalement assisté

entre ceux qui peuvent y pr&étendre et ceux qui en seraient exclus ? Si le suicide est (et doit rester) une liberté

individuelle il n’est pas possible d’en faire un droit opposable.

La voie d’une “légalisation de l’euthansie” est bien sans issue. Comme l’a redit avec justesse la commission Léonetti

la seule voie raisonnable pour notre société est celle du renforcement des droits des patients en fin de vie et de leur

accompagnement, voie justement tracée par la loi d’avril 2005, dans un rare consensus politique.