31 mai 2006

DEVELOPPEMENT DURABLE

medium_artonsdd.jpg Nous avons eu le plaisir de recevoir Mme. Elizabeth PASTORE-REISS, fondatrice et directrice de Ethicity, agence spécialisée dans le conseil aux entreprises en marketing et communication éthique. Son brillant exposé portant sur le développement durable nous a ainsi permis de  réfléchir sur notre comportement « socialement responsable ».
En effet, comment concilier progrès économique et social sans mettre en péril l’équilibre naturel de la planète ?
La définition officielle du développement durable est donnée dans le rapport Brundland (Mme. Gro Harlem Bruntland, 1er ministre norvégien) ONU 1987 : «  Un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs ». Certains préfèrent parler de développement soutenable, c’est-à-dire ce que notre environnement peut supporter sur le long terme et qui correspond à la traduction de « sustainable development ».  Le développement durable repose sur une démarche qualitative fondée sur l'usage modéré des ressources naturelles, sur la priorité aux énergies renouvelables et au recyclage. Le développement durable poursuit un objectif de régulation mondiale des activités liées à la mondialisation, et à l’amélioration des conditions de vie sanitaires et sociales.
L’Agenda 21 est un guide d’actions indispensables, rédigé à l’intention des Etats, en matière d’éducation, d’économie, de gestion des ressources naturelles pour le développement durable au XXI ème siècle. Il fut défini lors du Sommet de la Terre de Rio de Janeiro en 1992. Certaines collectivités locales françaises l’ont repris pour leur propre usage.
La Charte du commerce équitable concerne surtout les prix d’achat garantis et les droits des travailleurs respectés. Elle s'inscrit dans une stratégie de développement durable, puisqu’elle tend vers la réduction des inégalités de traitement entre pays développés et pays en voie de  développement et surtout à l’interdiction du travail des enfants.
Ainsi en 2001, une loi a été votée en France, qui oblige les entreprises du CAC 40 à inclure dans leur rapport annuel des informations relatives aux conséquences de leurs activités sur l’environnement et les populations. Ces informations sont réclamées par les actionnaires car une image négative de la société conduit à la baisse du cours des actions. Les pionniers dans ce domaine sont ceux qui ont eu des problèmes avec la société civile pour des problèmes environnementaux, comme par exemple les pétroliers. Dorénavant, les sociétés doivent donc anticiper les problèmes en prenant en compte les préoccupations de la société civile, progresser dans l’innovation, anticiper les réglementations.
Des mesures concrètes ont déjà été prises concernant : les bois exotiques (en particulier pour le teck qui met 90 ans à pousser), le chlore pour blanchir le papier, le coton qui consomme beaucoup d’eau, les colorants, les tanneries qui polluent les nappes phréatiques.
Au Quotidien


  Les produits « bio » sont sans pesticides mais coûtent plus chers pour plusieurs raisons. Leur production nécessite beaucoup plus de temps et les volumes étant plus faibles, les coûts fixes sont plus élevés.
  
Le respect de l’environnement est la spécificité des produits « verts »
A noter que les produits surgelés avec la production de froid sont néfastes pour l’environnement.
Il faut se féliciter de l’implication de chaînes de magasins pour améliorer la qualité de vie, soit dans le domaine de la nutrition, soit en maîtrisant l’impact sur l’environnement (diminution des volumes transportés), soit en étant  l’initiateur d’actions locales.
En 2003 seulement 20 % des Français se sentaient concernés par les problèmes de développement durable, actuellement ils sont 50 %.

Elisabeth PASTORE-REISS est l’auteur du livre « Le Marketing Éthique » (Ed. Village Mondial) et co-auteur de Business sous influence (Ed. d’Organisation) et de « Communiquer sur le développement durable »
 (Ed.d’Organisation)

 

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